Mauvaises nouvelles des exoplanètes
Les premières mesures directes de l’atmosphère de deux exoplanètes n’ont
pas relevé la moindre trace d’eau, ni de gaz carbonique, ni de méthane,
trois molécules indispensables à la vie que l’on croyait pourtant très
répandues.
150 années lumières
Jeremy Richardson et ses collègues de la Nasa ont utilisé
le télescope spatial Spitzer pour observer directement
HD 209458b (aussi appelée Osiris), une planète découverte en 1999
en orbite autour d’une étoilesituée à 150 années-lumière du soleil. Ils ont effectué l’analyse
chimique de l’atmosphère en étudiant directement le rayonnement
infrarouge émis par la planète lorsque celle-ci passe devant son
étoile. En effet, chaque molécule absorbe et émet un rayonnement
infrarouge particulier: l’analyse du spectre d’une planète permet ainsi
de déduire les espèces chimiques présentes dans son atmosphère.
Déception
Contrairement à ce qu’ils attendaient, les chercheurs n’ont identifié ni eau, ni gaz carbonique, ni méthane dans ce le spectre infrarouge de cette planète gazeuse chaude. Les seuls composés qu’ils pensent avoir détectés sont des molécules de
silicates. Comme les
observations indirectes antérieures ont suggéré la présence d’hydrogène, d’oxygène et de nuages d’altitude sur Osiris, Richardson pense qu’il est possible que d’épais nuages de silicates masquent complètement l’eau et les autres molécules éventuellement présentes à basse altitude.
Ces résultats sont publiés aujourd’hui dans la revue Nature.
Des Nuages de silicates ? A partir des mêmes données fournies par le télescope Spitzer, Mark Swain,
un autre astrophysicien de la Nasa, est toutefois arrivé à une
conclusion différente mais encore moins optimiste pour les
exobiologiste. Ce chercheur, qui publiera prochainement ses résultats
dans la revue
Astrophysical Journal, affirme quand à lui qu’il n’y a ni eau, ni silicates pour la cacher dans l’atmosphère osirienne.
Rien non plus sur HD 189733b Une troisième équipe indépendante, menée par Carl Grillmair du California Institute of Technology, a utilisé une méthode similaire pour analyser l’atmosphère d’une exoplanète située à 60 années lumière :
HD 189733b. Ses résultats sont assez semblables à ceux obtenus avec Osiris : le spectre infrarouge n’atteste la présence ni d’eau, ni molécules
carbonées, ni même silicates. Cette étude sera elle aussi publiée
bientôt publiée dans l’
Astrophysical Journal.
En attendant la suite Les trois équipes comptent maintenant mener de nouvelles observations avec le télescope Spitzer pour confirmer et comprendre ses premiers
résultats. En effet, ces chercheurs ont encore du mal à admettre qu’il
n’y ait pas du tout d’eau sur ces exoplanètes, tant ce composé semble
se former facilement dans l’univers. En attendant, le spectre de trois
nouvelles exoplanètes, sur les 200 découvertes à ce jour,
sera bientôt analysé selon la même méthode.
C'est pas encore pour cette fois mais on va la trouver notre nouvelle arche
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Si à 8 ans t'as pas ta flikflak, t'as raté ta vie.